Courrier aux agriculteurs

23 mai 2017 Laissez vos commentaires

Madame, Monsieur,

 

Comme vous, je suis issu du monde rural, mes racines familiales sont à Carbes, entre Lautrec et Vielmur. Vos valeurs sont les miennes : le travail, la résistance aux difficultés dans la solidarité, l’attachement à nos traditions, l’exigence de l’autorité de l’Etat, si défaillante à Sivens…

Le 11 juin, vous aurez le choix entre une dizaine de candidat(e)s. La seule qui a été, comme moi, député, vous en connaissez le bilan et la proximité avec ceux qui vous combattent, au nom de la « Sainte Ecologie », représentée au gouvernement par
M. Hulot… Les vrais écologistes, c’est vous, paysans et chasseurs !

Un autre, sous couvert de « nouveauté » vous promettra tout et le reste. M. Macron, dont ce dernier est le supporter, a défendu le CETA parce que c’est « un accord négocié par l’Europe qui améliore un tas de choses ». C’est un peu léger et ce n’est pas une garantie : moi, je voterai contre la ratification du CETA parce que je ne fais pas confiance à l’Europe pour défendre vos intérêts, tant que la France n’y sera pas en position de force.

Je ne prends qu’un seul engagement : vous défendre, parce que je sais que je le tiendrai.

Beaucoup d’entre vous le savent, j’ai sauvé l’abattoir de Puylaurens, promu l’ail rose de Lautrec, aidé la MFR de Peyregoux et le lycée de Flamarens, soutenu financièrement des quantités de communes rurales et d’associations à un niveau vingt fois plus élevé que celle qui m’a succédé. Comme en amour, seules comptent les preuves ! Les preuves, je pense les avoir aussi produites à Lavaur : élu avec 70% des voix, les gens savent que je tiens mes engagements et les résultats sont là.

Dans le brouillard politique français, nul ne sait quelle sera la majorité à l’Assemblée nationale. Si c’est la gauche, le « hollandisme » se poursuivra avec un autre président mais les mêmes hommes. Si c’est la droite et le centre, ce sont leurs priorités qui s’imposeront, dans un utile équilibre des pouvoirs : baisse des impôts, réduction massive de l’immigration, restauration de l’ordre, défense de la ruralité et de la famille.

Quelle que soit la majorité je voterai « Pour » ce qui sera bon pour les intérêts des Tarnais et de la France, et « Contre » ce qui les affaiblirait ou les menacerait. Je n’aurai pas besoin d’apprentissage ! Honnêtement, si vous deviez être opéré, choisiriez-vous un étudiant en médecine ou un chirurgien ?

La droite et le centre s’engagent à ce que pour chaque euro investi dans les banlieues, un euro soit investi dans la ruralité. Mais attention : je m’opposerai fermement à ceux qui braderaient l’agriculture française comme si souvent dans le passé. Je me battrai aussi pour stopper la fermeture des services publicspour effacer les déserts médicaux en créant de nouvelles maisons de santé. Je lancerai une pétition populaire adressée aux opérateurs de téléphonie mobile et d’Internet pour qu’on puisse vivre et travailler ici, dans des conditions normales. Je ferai renforcer les effectifs de gendarmerie : comme je l’ai déjà fait.

Maintenant j’ai besoin de vous. Dès le 11 juin aidez-moi à vous aider. Je compte sur vous !

Avec mon dévouement.

Bernard CARAYON

Propositions

  1. Aucune retraite inférieure à 1 000 € pour une personne seule, et à 1 500 € pour un couple: financement assuré par la suppression de l’Aide Médicale d’Etat réservée aux étrangers clandestins.
  2. Alléger charges sociales et impôts (-10 % pour l’impôt sur le revenu).
  3. Non à l’augmentation proposée par Emmanuel Macron d’1,7 % de la CSG qui pèsera sur les indépendants, les retraités, les chômeurs, les fonctionnaires et ceux qui sont en arrêt maladie !
  4. Non à la sur-imposition de l’immobilier parce que celui-ci est souvent un placement pour les retraites.
  5. Unification de tous les régimes de retraite – sursis d’imposition lors de la transmission de l’entreprise aux descendants. Accompagnement humain et financier de l’installation des jeunes.
  6. Suppression du principe de précaution de la Constitution. Abrogation par ordonnance des normes françaises ajoutées aux normes européennes et harmonisation avec nos concurrents.
  7. Laisser le choix aux agriculteurs de la forme juridique de leur entreprise.
  8. Relance et financement des retenues d’eau.
  9. Promouvoir les regroupements de producteurs pour défendre vos marges. Développer, comme à Lavaur, les circuits courts (95 % des produits consommés à la cantine sont locaux).
  10. Mentionner clairement la provenance et le lieu de transformation de tous les produits ainsi que le prix d’achat au producteur sur les produits frais vendus en grande distribution.
  11. Créer, dans la PAC, un dispositif contracyclique pour assurer un revenu minimal en période de crise, d’aides conjoncturelles ou structurelles, et un « appui assuranciel » garantissant un prix couvrant les coûts de revient à l’agriculteur.
  12. Pour la préférence communautaire: défendre nos intérêts, pas ceux des américains !

 

 

Réunion publique avec Christian JACOB

Député de Seine-et-Marne

Ancien président du CNJA

Castres – Salle Louisa Paulin

Lundi 29 mai – 19h

 

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